Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Bienvenue !

Sound on the Left
Site Optimisé pour Mozilla Firefox

Some nice pictures...

Découverte d'autres mondes...

Par ici, il y a !

Mes favoris...

Pascal Obispo en Live!!
--> Source - www.sonomag.com
Extraits de l'article Paru dans SONO MAG DU MOIS D'AVRIL 2007 publiés sur le site du Mag.

Question de Laurent Midas, ingé son retours bien connu et prochainement accouché par mes soins (t’es prévenu) : “Comment choisissez-vous les concerts que vous couvrez ?”. Réponse : “Là où l’on nous accepte et où l’on nous laisse faire notre métier : interview des techniciens, listes techniques, photos des coulisses et des artistes sur scène”. Ce n’est pas toujours évident. Raison de plus pour tirer notre chapeau à Bruno Viricel, ingé son façade qui s’est décarcassé pour notre cause, Arachnée Prod qui a une fois de plus joué le jeu et enfin Pascal Obispo, vous savez… la copie comme il le dit lui-même avec humour avant d’interpréter “Fan” et qui a donné son accord à notre présence d’une chaleureuse poignée de main. Comment dire : une bonne claque au vieil expat’ en somme.

Obispo au Zénith a donc été l’occasion pour nous de rencontrer un Bruno Viricel en grande forme, attachant, serein, et pour tout dire à l’image de l’équipe technique de cette tournée baptisée “Les fleurs du bien” : dé-ten-due. Fourmilière bruissant de talents en tous genres, le Zénith se prépare à la première date parisienne lorsque je débarque comme une fleur à 15 h 30. Direction les loges des cuivres pour une interview à bâtons rompus de Bruno Virisympa en profitant d’un temps mort entre le calage du système de diffusion intervenu à l’heure du déjeuner et la balance de Pascal prévue à 17 h 30 et qui sera menée au pas de charge et pile à l’heure avec notamment un “smoke on the water” très correct.


Suite de l’interview de Bruno Viricel - Ingenieur Son Facade de Pascal Obispo

Sono : Raconte-nous un peu ton parcours.
BV : J’ai commencé dans le son il y a 22 ans. Je suis issu d’une grande famille. Je suis le 13e et dernier enfant. Un jour Didier, un de mes grands frères, a monté une petite boîte de sono, un plan DJ assez simple et c’est comme ça que tout a commencé puisque fatalement j’ai été l’aider. Ladite petite boîte a depuis un peu grandi et s’appelle maintenant Alabama (N.D.R. Alabama est un remarquable prestataire vidéo faisant partie tout comme Arpège du groupe Dushow, prestataire sur Obispo, et est donc en charge des projections sur cette tournée. Le monde est TRES petit.) Un autre de mes frères était actionnaire de la Boîte à Son à Lyon donc on a tous un peu été tirés là dedans.

Sono : Une attirance technique ou musicale ?
BV : 100% technique en musique je suis à zéro. Je ne joue d’aucun instrument, je ne lis pas de partitions, rien. Quand je donne mon avis sur un arrangement, je chantonne la partie en pur autodidacte car je ne sais pas de quelle note ou accord il s’agit (N.D.R. Il a quand même de l’oreille le Bruno, à chaque petit pain lors du concert il a sursauté, sourcillé ou carrément piqué un fou rire.)

Sono : Avec l’école, copains ou pas
BV : Pas trop non. A 14 ans je voulais m’arrêter mais on m’a courtoisement prié de rempiler jusqu’à 16 ans. J’ai donc fait un BEP d’électronique tout en étant DJ pour mes frangins, à faire un peu de sono. Oui, j’ai fait gaffe à mes oreilles !! Après j’ai attaqué comme stagiaire à la Boîte à Son et ça s’est enchaîné. J’ai poussé des tankers de caisses et j’ai fait beaucoup de baby sitting, c'est-à-dire accueillir les grandes stars de notre monde et les aider à monter les systèmes. Puis les premiers renforts son et les premiers concerts au Transbordeur à Lyon.
Pour être tout à fait clair il faut travailler, apprendre, travailler, passer des nuits blanches à bosser le matériel, travailler encore. C’est indispensable, et cela a été mon quotidien entre 1986 et 1993 où j’ai commencé à me dire que j’avais envie de faire de la tournée puisque je tâtais déjà de la console sur des gros trucs comme Jazz à Vienne où en 92 j’ai fait les retours avant de passer en façade en 93.

Sono : Comment as-tu basculé entre les deux et pourquoi ??
BV Bizarrement, dans ce métier là, on commence toujours par les retours. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut être est-ce à cause du fait qu’on est toujours sur le plateau, on le câble et puis un beau jour on remplace le gars qui est aux retours et hop, c’est parti. C’est pas mal comme boulot, ça fait travailler les oreilles au niveau des fréquences, des harmoniques, de la chasse au Larsen. Après il y a ceux qui aiment ça, notamment le contact direct avec les musiciens. Moi je n’aimais pas trop, et puis surtout aux retours tu es au service de quelqu’un et de lui seul. Si ce qu’il entend ce soir là ne lui convient pas, il faut le modifier même si tu sais parfaitement bien que tu lui balances un truc incohérent. En plus, tes mixes penchent du coté du gars qui va s’écouter donc ce sera truffé de guitare, de basse, de batterie... Et moi j’aime l’équilibre…Enfin ça requiert beaucoup de psychologie et de patience et là, ce n’est pas mon fort. Je suis du genre impulsif donc ça ne peut pas coller, d’autant que les mecs aux retours servent souvent de soupape. Historiquement si le chanteur est faux, c’est qu’il ne s’entend pas. C’est un peu facile !!

Sono : Donc si je compte bien, tu t’es retrouvé à 23 ans lors d’un Jazz à Vienne à débuter la façade.
BV : Oui, avec les plus grands jazzeux du monde, du calibre d’un Miles Davis et devant 10 000 personnes. Le vrai pied. Puis j’ai plongé dans les tournées. Je dois tirer à un coup de chapeau à Thierry Théodori qui s’occupe de la Halle Tony Garnier puisque c’est lui qui m’a branché sur un jeune artiste qui partait en tournée. « Ca ne va pas avec sa première équipe alors si ça te dit...Il s’appelle Pascal Obispo. Bon tu verras, il n’y a que 12 dates à faire mais c’est toujours ça » En fait de 12, sur cette tournée là nous en avons fait 120 et comme nous étions à cheval entre deux albums, après 3 mois de pause on est repartis. Après nous avons assuré les premières parties de Céline Dion et c’était gagné. C’est donc grâce à Pascal que j’ai décollé en façade et il est devenu depuis mon fil rouge.

Sono : Dis donc, tu ne serais pas lyonnais toi aussi ?
BV Mais si justement. Effectivement, il y en a pas mal qui ont débuté là-bas et ont à peu près le même âge. Il y a Gendron, Blanchet, Génix et le plus drôle c’est que nous avons essuyé les plâtres dans des boîtes différentes, les trois qui existaient à Lyon à cette époque là.

Sono : Quel est ton statut de travailleur
BV : Après avoir débuté comme stagiaire non rémunéré, je suis devenu intermittent et depuis quatre ans j’ai monté ma boîte et je facture. Je suis totalement libre et indépendant de toute structure et je peux travailler pour qui bon me semble. Cela étant, après avoir rencontré par le biais d’Obispo les gens d’Arachnée prod, je suis devenu un de leurs ingés son réguliers et grâce à eux je tourne bien. J’ai fait pour leur compte Indochine, Amel Bent, Jenifer, Passi, les L5, Manau. En dehors d’Arachnée des gens comme Benjamin Biolay, Keren Ann, sans parler du Jazz que j’adore. A vrai dire j’aime tout type de musique, du classique, du rock, du hard, du rap et comme chaque musique a son truc, je m’éclate.

Sono : C’est quoi le son de Viricel ?
BV Chaque mixeur a sa touche personnelle, sa couleur propre. Y’a ceux qui aiment plus de guitare, de batterie, les voix plus devant, des trucs plus chaleureux. Si on ferme les yeux on arrive à déterminer qui mixe simplement en écoutant la couleur de chacun. J’ai accueilli des gens comme Andy Scott ou Yves Jaget et je peux te dire qu’ils ont leur style qu’on peut ou ne pas aimer. Le choix revient aux productions et in fine aux artistes.

Sono : Tu te vois durer dans le métier ?
BV (rire) J’espère ! Déjà ça fait 15 ans que je suis là. Ce qui est certain c’est que mon travail évolue et va continuer a changer. J’aime moins les tournées longues et j’aime de plus en plus les pré prods, les montages et tout ce qui précède les tournées. J’ai toujours envie de travailler le son, mais aussi en amont en intervenant au niveau des arrangements et de la réalisation.

Sono : Tu voudrais presque arriver à transposer au son ce qui arrive aux lumières ou il y a un light designer et puis quelqu’un qui assure la tournée. Le numérique le permet désormais.
BV Tout à fait, seulement ce qui est communément admis sur les lumières passe moins bien dans le son. Les artistes ont du mal car ils ont choisi quelqu’un pour une couleur et le fait de laisser les manettes à quelqu’un d’autre va inévitablement engendrer un glissement vers les goûts du mixeur en place, même inconsciemment, ou alors il faut trouver quelqu’un qui a la même écoute et mixe de la même façon, avec la même vision. On y arrive, ce n’est jamais exactement pareil mais les gens qui me remplacent ont le même esprit et les différences sont faibles.


Les premières retouches sur la voix de Pascal à l’aide des DPR-901. la petite enceinte Fostex posée à droite du rack central reçoit les ordres. Bien visible enfin à droite le micro étalon.


Laurent Midas dans sa régie retours placée coté cour de la scène à hauteur du parterre.


Le podium « clavier » en forme de circuit imprimé avec une extraordinaire autant qu’inutile collection de vieilleries ; il ne s’agit que de boîtes vides, les claviers et autres effets du concert sont dus au ProTools de service. Dommage, j’aurais aimé ré entendre un Prophet V…

Ecrit par LENARRATEUR, le Dimanche 15 Avril 2007, 20:27 dans la rubrique "Sonorisation".